Subaquatique Club Lambescain

Association loi 1901 – Lambesc (13) – La plongée, faut essayer

Archive for novembre, 2008

infos requins et ministres européens des pêches

Bonjour à Tous,

Quelques infos encourageantes…

Les ministres européens des pêches réunis à Bruxelles le 28 octobre ont décidé de prendre en compte au mois partiellement les recommandations des scientifiques qui demandaient que les pêches de requins de grand fonds soient stoppées immédiatement, faute de quoi les espèces de grands fonds vont disparaître.
Même si Shark alliance est un peu déçu que ce ne soit un arrêt immédiat, un grand pas en avant a été réalisé car les ministres réunis à Bruxelles ont décidé de limiter pêches en 2009 (de 50%) pour atteindre progressivement le taux zéro en 2010. Cela concerne les espèces des profondeurs qui sont capturées pour leur viande et leur foie riche en huile (utilisée en cosmétologie)

Les espèces profondes sont les suivantes: Portuguese dogfish ou Pailona commun (Centroscymnus coelolepis), Leafscale gulper shark ou squale chagrin de l’Atlantique (Centrophorus squamosus), Birdbeak dogfish ou squale savate (Deania calceus), Kitefin shark ou squale liche (Dalatias licha), Greater lanternshark ou sagre rude (Etmopterus princeps), Velvet belly ou sagre commun (Etmopterus spinax), Black dogfish ou aiguillat noir (Centroscyllium fabricii), Gulper shark ou squale chagrin commun (Centrophorus granulosus), Blackmouth dogfish ou chien espagnol (Galeus melastomus), Mouse catshark ou chien islandais (Galeus murinus), Iceland catshark ou Holbiches (Apristuris spp.), Rough longnose dogfish ou squale savate rude (Deania histricosa), Arrowhead dogfish ou squale savate lutin (Deania profundorum).

Noter que, les squales chagrins de l’Atlantique sont classés par l’union européenne de conservation de la nature (IUCN) comme “en danger critique” dans l’Atlantique Nord Est. Le Pailona commun dans cette région est aussi classé comme “en danger”.

Cordialement,
Jacques Dumas

MATÉRIEL NITROX, NOVEMBRE 2008, FIN DE LA PÉRIODE TRANSITOIRE, QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES UTILISATEURS ?

La période transitoire pour la mise en application obligatoire par les constructeurs de la norme NF EN 144-3, afin de voir leur matériel continuer de bénéficier du marquage CE, s’achèvera au mois de novembre 2008.

DSC 2929VA MATÉRIEL NITROX, NOVEMBRE 2008, FIN DE LA PÉRIODE TRANSITOIRE, QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES UTILISATEURS ?

Robinet

A cet égard, de nombreuses questions sont posées à la Fédération à propos des conséquences de la mise en œuvre de cette norme ainsi que de la norme NF EN 13949. Pierre DUNAC, Président de la commission juridique nationale de la , fait le point…

NORMES Matériel

La période transitoire pour la mise en application obligatoire par les constructeurs de la norme NF EN 144-3, afin de voir leur matériel continuer de bénéficier du marquage CE, s’achèvera au mois de novembre 2008. A cet égard, de nombreuses questions sont posées à la Fédération à propos des conséquences de la mise en œuvre de cette norme ainsi que de la norme NF EN 13949.Rappelons tout d’abord que la première de ces deux normes européennes s’applique aux raccords filetés utilisés pour le raccordement entre un robinet de bouteille à gaz et un réducteur de pression, sur les appareils de plongée à respirable ayant une teneur en oxygène supérieure à 22 % ou sur les appareils à oxygène. Elle spécifie les dimensions et les tolérances relatives aux raccords utilisés pour les appareils de protection respiratoire.
Pour sa part, la norme NF EN 13949 s’applique aux scaphandres à circuit ouvert utilisant du (d’une teneur en oxygène supérieure à 22%) ou de l’oxygène comprimé (scaphandres ).L’une des questions récurrentes en la matière consiste à demander à la fédération, notamment via sa commission technique nationale, quelle est sa position officielle vis-à-vis de ces normes.

Or, en telle matière, la n’a nulle latitude. En effet, les normes sont prises en application de directives européennes.
Au demeurant, pour les constructeurs l’utilisation des normes est un moyen pratique de présomption de conformité aux directives européennes concernées. Ainsi, un appareil qui porte le poinçon européen (marquage CE) affiche sa conformité aux normes et, par conséquent, aux directives. Pour le sujet qui nous occupe, il s’agit notamment de la Directive du Conseil en date du 21 décembre 1989 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux équipements de protection individuelle (89/686/CEE)Pour autant, et il s’agit là d’une deuxième question revenant régulièrement, peut-on utiliser des matériels qui ne portent pas le poinçon CE ?

A cet égard, il convient de rappeler que les marques européennes ne se résument pas uniquement au sigle « CE ». En fonction du régime sous lequel l’appareil est construit, il est possible de rencontrer différents types de marquage: le poinçon CE, l’hexagone, le Epsilon (ε), le Pi (π); Tous sont des poinçons européens. Bien entendu, La incite vivement ses membres, et le lecteur, à n’utiliser que du matériel normalisé.Enfin, nombreux sont ceux qui s’interrogent, en considération notamment des dispositions du du réglementant notre pratique, sur les matériels que devront utiliser les cadres dans leurs activités de et d’encadrement avec l’entrée en vigueur de cette norme.

Sur ce point, il faut bien entendu considérer d’une manière générale que les Etablissements d’Activités physiques et sportives (dits Etablissements d’APS) doivent mettre à la disposition de leurs membres ou de leurs clients des matériels conformes aux normes en vigueur au moment de la mise en service desdits appareils.

Cependant s’agissant de directives européennes et de normes européennes en découlant, il faut également rappeler un principe, au demeurant assez simple : Tout matériel vendu doit être conforme aux directives européennes en vigueur à la date de sa mise sur le marché, si tant est que la directive ait été rendue obligatoire en France par un texte réglementaire.

En l’espèce, les articles R322-27 à R322-38 du du fixent le champ d’application de « la Prévention des risques résultant de l’usage des équipements de protection individuelle pour la pratique sportive ou de loisirs ». Leurs dispositions, prises en application de l’article L.221-3 du de la consommation, s’appliquent aux équipements de protection individuelle pour la pratique sportive ou de loisirs dont la liste est établie à l’annexe III-3. En outre, les équipements de protection individuelle doivent respecter les exigences essentielles de santé et de sécurité définies à l’annexe III-4 du du .

Cependant, aucune de ces deux annexes, reprenant pourtant la majeure partie de la liste dressée par la Directive du Conseil du 21 décembre 1989 (89/686/CEE), ne comporte les dispositions relatives aux «dispositifs de sécurité des équipements de plongée » qui figurent pourtant, s’agissant des appareils respiratoires, à l’article 3.11.1 de l’annexe II de ladite directive. Dès-lors, si au-delà de la période transitoire courant jusqu’au mois de novembre 2008, (période pendant laquelle les anciens et les nouveaux équipements peuvent cohabiter dans le circuit de distribution), le matériel non conforme aux « nouvelles » normes ne bénéficiera plus du marquage CE, pour autant, et en l’état actuel des textes applicables sur le territoire national, l’utilisation de l’ancien matériel, qui garni majoritairement les parcs d’équipement des structures de plongée, reste légale.Ainsi, les particuliers, mais également les structures qui mettent le matériel à disposition (gracieusement ou en location) de leurs membres ou clients, ne sont pas tenus de remplacer ce matériel par un nouveau matériel conforme aux normes EN 144-3 et EN 13949. Ils peuvent donc continuer à utiliser leur matériel à condition que celui-ci soit conforme à la norme précédemment en vigueur. A cet égard, différents cas de figure méritent d’être distingués en fonction de l’environnement réglementaire et normatif :

  • Pour une utilisation avec un jusqu’à 40 % d’oxygène : le matériel “AIR” peut être utilisé conformément au du (disposition réglementaire).
Mais une bouteille marquée “AIR” ne peut pas être utilisée avec un supérieur à 40 % d’oxygène quelle que soit la robinetterie montée sur cette bouteille. (Attention : contrairement à certaines idées reçues une bouteille « air » conforme à la norme NF EN 250, même dégraissée, n’a jamais été conforme pour une utilisation avec du supérieur à 40 % d’oxygène)
  • Pour une utilisation avec un supérieur à 40 % d’oxygène, ou un compris entre 22 et 40 % d’oxygène et fabriqué par la technique des pressions partielles, deux cas sont possibles :
  • la bouteille est marquée “” ou “OXYGENE” ou “AIR OXYGENE” mais dispose d’une robinetterie ancien modèle (DIN ou étrier) : même si après novembre 2008 elle ne sera plus conforme aux nouvelles normes elle demeure conforme à la réglementation. Elle pourra donc continuer d’être utilisée par un particulier ou mise à disposition par une structure.
  • la bouteille est marquée “” ou “OXYGENE” ou “AIR OXYGENE” et dispose d’une robinetterie munie d’une connexion M 26 x 200, elle est conforme à la norme EN 144-3 et à la réglementation.
A terme toutefois, la mise en conformité du matériel en service est inéluctable et aujourd’hui d’ailleurs les constructeurs ne livrent plus que du matériel conforme aux nouvelles normes. En outre cette mise aux normes, qui s’effectuera naturellement au fur et à mesure de la mise au rebus du vieux matériel, peut être parfois anticipée puisque si le corps de la bouteille est conforme à la norme EN 13949 (« qualifiée oxygène ») et à la réglementation (marquée “”, “OXYGENE” ou “AIR OXYGENE”), il reste possible de remplacer l’ancien robinet par un modèle conforme à la norme EN 144-3, à condition toutefois d’utiliser un robinet du même constructeur, garantissant sa compatibilité.

Pierre DUNAC
Président de la Commission juridique nationale
de la

Baigner dans la musique

Nager en musique, ça vous dirait ? Pour égayer vos longueurs de natation, Arena et Oregon Scientific vous proposent cet étonnant baladeur étanche, en forme de chronomètre. L’engin fonctionne jusqu’à 1 mètre sous l’eau et résiste au chlore et au sel grâce à une coque renforcée et des touches recouvertes de caoutchouc. Le H3O est livré avec deux paires d’écouteurs, l’une, classique, l’autre, semi-étanche et vissée sur le baladeur. Et ça marche : aucune infiltration d’eau à signaler après quelques longueurs de brasse en musique. Nous avons même pu suivre un débat à la radio en nageant tranquillement sur le dos : au-delà de sa compatibilité MP3, Wav et WMA, le H3O embarque un tuner FM, le casque faisant office d’antenne.

271TNT Oregon3 Baigner dans la musique

Pas très lisible sous l’eau, le tout petit écran monochrome affiche le nom du titre ou de la fréquence écoutés. Pas mal, malgré plusieurs contraintes : les oreillettes doivent être placées tête sèche, et bien enfoncées dans les oreilles pour tenir. Et pas question de plonger avec ! Surtout, il faut faire tenir le baladeur sur (ou dans) le maillot et se débrouiller pour ne pas s’empêtrer dans le câble. C’est les poissons qui vont rigoler, cet été !

Prix constructeur : 150 € Constructeur : Arena Utilisation recommandée : Piscine

Article paru dans SVM n°271, juin 2008. Texte : Patrick Bertholet. Photos : Jacques Feine.